20
kilomètres seulement, une petite étape.
Levé à 6
heures. Certains sont déjà partis depuis plus d’une heure – comme tous les
jours des lèves tôt partent avant le levé du soleil sans que j’en comprenne
très bien les raisons.
Le ciel
est bas, menaçant. Bientôt la menace éclate et nous asperge d’une pluie fine,
tenace. Les ponchos sortent des sacs. Ce n’est pas très facile à mettre et
l’assistance de Bernard m’est bien utile. La marche en est perturbée, pas
très agréable dans ce machin qui flotte au vent puis vous colle aux jambes.
La capuche masque la vue et goutte sur les lunettes.
L’auberge
n’avait pas de coin cuisine et le petit déjeuner se fait attendre avant que
le premier café ouvert ne se présente. Vers 9h, l’estomac commence à crier
famine et nous faisons une pause pour engloutir quelques madeleines sur une
aire de pique nique. Il y a des toilettes, mais après un rapide coup d’œil –
c’est immonde - nous préférons vider nos vessies en plein air
On profite de cet arrêt pour réveiller Jocelyne avec le téléphone portable de Bernard : mon portable ne fonctionne pas. L’international n’a pas été activé semble t’il et nos femmes devront se débrouiller pour qu’ « Orange » résolve le problème.
Le chemin
devient franchement boueux et colle aux chaussures mais peu à peu la pluie
cesse et le poncho se réfugie sur le sommet du sac, me laissant enfin libre
de mes mouvements.
Contrairement
à l’an passé le chemin ne nous amène pas dans la banlieue industrielle de Pampelune,
il nous conduit à travers un grand parc ombragé directement aux portes de la
vielle ville fortifiée.
Il est
proche de midi ce samedi et la foule
des Espagnols et des touristes a envahi les rues étroites de la vielle ville.
Le chemin
longe un temps les remparts puis plonge au cœur de la citée – les flèches et
autres marques sont assez difficile à repérer tant les rues sont animées,
mais comme ce sera le plus souvent le cas il suffit de se rendre vers la
cathédrale pour trouver ou retrouver le chemin
Midi sonne
au moment même où nous sommese chemin
devient franchement boueux et colle aux chaussures mais peu à peu la pluie
cesse et le poncho se réfugie sur le sommet du sac, me laissant enfin libre
de mes mouvements.
Contrairement à l’an passé le chemin ne nous amène pas dans la banlieue industrielle de Pampelune, il nous conduit à travers un grand parc ombragé directement aux portes de la vielle ville fortifiée.
au pied de l’édifice. Nous ne visiterons pas la cathédrale musée qui n’a pas le bon goût de prévoir un tarif préférentiel pour les pèlerins. Nous poursuivons donc notre route entre ruelles et parcs arborés. Pamplona est une belle ville, pleine d’espaces verts et de jardins, de monuments. La traverser est un enchantement.
Cizur
Minor est à 4 km de la sortie de la ville, après avoir longé l’université.
En
arrivant devant l’auberge privée Roncal il est à peine 13h30 et il y a la queue. La file n’avance pas vite
car l’hospitalera note tout sur un cahier et va placer ses pèlerins par
groupes de 3 ou 4 dans les chambres avec moult explications sur les emplacements
de la cuisine, des toilettes, des bacs à laver et autres distributeurs.
Cette
attente nous offre nos premières conversations avec un trio qui nous
accompagnera pendant quelque temps : Françoise la québécoise, Maurice le
Basque et Roland qui a pas mal d’ampoules aux deux pieds. Ils se sont
rencontrés sur la partie française du Chemin et marchent ensemble depuis
plusieurs étapes, un peu plus vite que nous.
On commence à se connaître et se reconnaître entre pèlerins : quelques têtes que l’on croise, double, ou qui nous dépassent au gré des arrêts et des rythmes de chacun pendant les étapes.
7€ la
nuit, en petites chambres de 10 lits. Les sanitaires sont de vrais sanitaires
(enfin) et l’eau des douches est chaude. Le soleil est revenu et le jardin
est vaste, fleuri, avec des tortues dans un bassin, des tables et des chaises
sous les arbres.
Je me
retire dans un coin tranquille pour jouir du calme et rédiger ce journal
Le repas
ce soir est pris dans l’unique restaurant ouvert qui nous fait un peu
attendre : il y a un repas de communion qui s’éternise un peu.




